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Sur le tranchant des usures émotionnelles, quelque part entre folie et dérision, se perd la ronde des mélancolies, assagie parfois par le tremplin des espoirs, étourdie si souvent par le satellite des rancoeurs, laissant apparaitre au gré du hasard, ses lames si vives aux couleurs émoussées, rappelant aux coeurs étourdis de revenir d'un bond sur le chemin des idéaux... Enfants du siècle, bercés par les doigts engourdis d'une génération perdue entre volonté et idéalisme déçu, soif de vivre et égoïsme, accrochés parfois sur les branches nevrosées de l'énergie, branches qui comme toutes s'amenuisent, attisent et sacralisent la lassitude. Une guitare claquante au vent des causes perdues, dénuée de strass, coulée contre le marbre, dévorant les aspéritées musicales vaines, les méandres obscures des compétitions rampants aux vilositées des charbons d'un jour de mine. Oxymore est né d'une volonté aveugle, prise en étaux par le mystère des jours, animé par la crainte de dévisager les maux et d'embraser le temps. Complémentarité énigmatique où le chant des baleines répond à la sirène des navires; association brute des oppositions, influencé par la vague sonore d'outre-manche, Oxymore attend le signal, quelque part, là dessous... |